Association des enfants de l'Abbé Garin

Les témoignages

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Archives de l’année 2025

Témoignage de: drahi josette née garin josette
Posté le : 04/11/2025


Je suis la niece de l' abbé Garin. Aussi je tiens a remercier tous les anciens de la belle étoile qui par leurs témignages et leurs vécus réhabilitent la mémoire de mon oncle que tant d'autres essayent de salir.
J'ai perdu mon pére à l'age de 8 ans ,ma mére etait donc veuve avec 4 enfants et peu de moyens aussi à noél nous n'avions pas de cadeaux; j allais donc au centre de mercury ou les enfants avaient une féte et comme eux j'avais ainsi un cadeau.
Plus tard en 1964 et 1966 j'ai tavaillé au centre de l'etanche avec des enfants de 6 à 10 ans et je n'ai jamais vu de maltraitance .
Tout n'as peut etre pas été parfait mais il ne faut pas oublier qu'apres la guerre mon oncle qui avait 31 ans a consacré sa vie et son patrimoine pour ces enfants souvent abandonnés par leurs parents.Et il est mort à l'hopital à l'age de 57 ans bien seul.

Témoignage de: michel Jambot
Posté le : 03/11/2025


Issu d'une famille de cinq enfants et de parents irresponsables, nous avons tous été placés par la DASS de Bourges, séparé de ma famille je suis arrivé chez l'Abbé Garin en 1962 à l'âge de 7 ans.
A ce moment-là, je n'aurai jamais imaginé ne plus les revoir du tout. Aujourd'hui encore, la peur de l'abandon me hante toujours.
Je suis reconnaissant envers l'Abbé Garin, qui malgré la dureté de l'époque, a consacré sa vie, ses biens, sa fortune pour sauver des centaines d'enfants comme moi.
Lorsque j'ai eu des problèmes de santé, jambe cassée, rhumatismes...il m'a trouvé un centre pour me faire soigner pendant 9 mois à Aix-en-Provence.
Il m'a aussi trouvé une famille d'accueil ou j'étais l'enfant le plus heureux. J'ai cru pouvoir être adopté mais impossible car mes parents encore vivants étaient responsable de moi INCROYABLE.
A 14 ans, il m'a pris sous sa responsabilité au lieu de m'envoyer à Bourges car il connaissait ma situation familiale catastrophique. L'Abbé Garin m'a trouvé un apprentissage dans la photographie à Albertville ou j'ai fait une très belle carrière.
Lors des vacances d'été et de Noël, nous attendions dans la cour, droits comme des "i" l'appel de notre nom dans l'espoir de partir dans nos familles.... et bien non, je suis resté au milieu de la cour avec des copains, en vain, et cela a duré 10 ans. Je ne souhaite cette situation à personne.
De nos jours, les enfants s'entretuent dans les rues, à l'école, massacrent leurs professeurs, où est la discipline !!!
L'Abbé Garin nous a enseigné la droiture, le respect des autres, ce qui manque cruellement aujourd'hui. Tous les enfants de l'Abbé Garin se sont battus pour intégrer la société et ont réussi grâce à lui.
Madame Davigo m'a demandé mon témoignage, ma réussite ne l'intéressait pas, il fallait du scandale et des larmes. Sans aucune gêne, elle m'a demandé si mon nom pouvait paraître dans le générique, j'ai refusé évidemment.
J'ai eu des problèmes dans la vie et j'ai toujours essayé de trouver une solution. Je n'ai jamais accusé l'Abbé Garin comme responsable de mes échecs.
Nous sommes tous responsables de nos actes.
Nous n'avons pas été épargnés par la vie, mais ce documentaire a saccagé et sali nos souvenirs de jeunesse et nous a divisés.
Tout ce qu'il a fait pour moi l'a reproduit pour des centaines d'enfants. MERCI

Témoignage de: GARIN François
Posté le : 31/10/2025


Je viens d'achever la lecture des "Mauvaises herbes" , le livre de J.P. STUMP, où il raconte ses mémoires et ses déboires d'enfant de l'Assistance, sans famille, maltraité dans les différentes familles d'accueil auxquelles il fut confié. Sa rébellion le conduisit en maison de correction, chez l'abbé GARIN, où il séjourna à 2 reprises, entre 1955 et 1957.

Ayant moi-même été pensionnaire au Centre BE, après le décès prématuré de mon père, de 1951 à 1956, âgé de 6 à 11 ans, je tiens à témoigner de l'authenticité de son récit:
La cohabitation difficile entre les pensionnaires, âgés de 6 à 17 ans, imposant aux plus faibles d'acheter la protection d'un "balaise".
La sévérité des traitements infligés par des chefs parfois trop zélés, mais aussi le dévouement et la bienveillance de certains, comme l'institutrice Françoise, aimée de tous.
Elle s'appelait Françoise Blampay, je l'ai retrouvée plus tard, alors âgé de 18 ans, je lui rendais visite à son domicile à Annecy.
L'obsession de la nourriture jugée insuffisante: l'économe M. Souchon dit "Radin-Souche".
Les bons moments passés au camp d'été à Tamié et le terrain de jeu exceptionnel du Fort de Tamié.
Plus tard, il appréciera le soutien sans faille de l'abbé Garin, qui l'engagera comme moniteur, découvrant derrière l'homme dur, taiseux et bourru, sa fidélité et son engagement inconditionnel à l'égard de ses protégés.