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Rappel d'Hacen Azizi par courrier à madame Davigo le 14 FEVRIER 2026
Publié le 25/03/2026à Madame Clémence Davigo Madame Je n’ai pas eu de réponse à mon message du 15 mai 2025 concernant le retrait de mon nom sur le générique du documentaire « Les Oubliés de la Belle Etoile » Lors des rencontres du mois de juin au Fort de Tamié je n’ai jamais été questionné sur mon vécu au Centre ni en aucun cas sur la vie globale concernant les autres pensionnaires. Vous ne m’avez jamais dit la teneur du film dans lequel je ne me reconnais absolument pas. Le film est complètement à charge et il est mensonger à tout point de vue et particulièrement dans les histoires de viol et d’attouchements sexuels qui sont inventées de toutes pièces et n’ont jamais eu lieu. Vu l’ampleur que prend ce documentaire, je me désolidarise complètement de tout le film et de tous les anciens mêlés de près ou de loin à cette histoire. Je demande donc définitivement le retrait de mon nom du générique du film. J’attends une réponse très rapidement vu l’exploitation du film qui nuit à la réputation de l’Abbé Garin avec qui je n’ai jamais eu de problèmes particuliers pendant les trois années passées au Centre belle Etoile. Dans l’attente Bien cordialement Hacen Azizi
Les origines de L'Abbé Garin
Publié le 25/03/2026Ci dessus un dossier PDF . Afin de compléter les informations sur l'homme ( L'Abbé Garin )ses origines, son parcours, sa famille ,sa vocation ,son engagement. Très bonne lecture
Le Centre Belle Etoile a sauvé des centaines de mômes
Publié le 11/03/2026Le centre a aussi sauvé des centaines de mômes
1880. Santé .Social .Enfance. 1980
Publié le 09/03/20261880 - SANTÉ-SOCIAL-ENFANCE - 1980
L’Inspection des affaires sanitaires et sociales trouve ses racines dans une circulaire de
1811.Puis, pour plus d’efficacité, y sera associée la bienfaisance privée en 1880. Ce modèle, sous
différentes configurations et appellations, perdurera jusqu’aux années 1970. Puis : DDASS en 1977,
DDCSPP en 2010, puis...L’Inspecteur était, aux années 1930 -50, le Responsable départemental de
l’Assistance Publique, contrôlant les placements et le suivi des enfants, que ce soit en familles
d’accueil, Foyers ou en Établissements spécialisés.
1940-1950- Les Centres, tels celui de l’Abbé Garin, créé en 1948, après enquêtes et agrément
ministériel, répondaient alors aux besoins d’une France encore sous le choc du conflit mondial 1939-
45 qui a provoqué d’innombrables séismes sociaux et familiaux. En 1945, près de douze millions
d’enfants sans foyer errent dans les décombres d’une Europe dévastée, des légions d’enfants
abandonnés submergent toutes les structures d’assistance. En France, les services sociaux assaillis et
débordés recherchent alors prioritairement des familles paysannes seules en capacité de donner le
‘‘quoi-manger’’. De leur côté, ces familles trouvent un appoint d’argent, de compagnie ou de bras
pour un travail dans les fermes, alors désertées par les hommes valides. Ainsi, les raisons pratiques et
utilitaires ont favorisé les placements à la campagne, sans réelle nécessité d’investissement affectif
des familles d’accueil. Ce qui était très souvent le cas.
En effet, les Services départementaux dépendaient essentiellement des capacités d’accueil en
familles. Ce qui explique la nomadisation utilitaire des enfants et ces demandes invraisemblables :
Le 28 octobre 1948 : Gardienne à M. l’Inspecteur de l’Assistance Publique : « ... ‘‘Nous
avons eu la visite de Mme D. pour voir Jean-Pierre, elle nous a dit qu’elle était d’accord. Je le
conduis donc dimanche 31 octobre et je lui remets son carnet de santé et ça nous ennuy bien, il est
bien obéissant et d’une bonne santé. Monsieur l’Inspecteur, si c’était possible, pouvez nous en
redonner un autre, ça nous ferait bien plaisir... ».
Le 3 Décembre 1949, Gardienne à M. l’Inspecteur de l’Assistance Publique : « ... je serais
preneuse pour un petit garçon, même deux si je peux les coucher ensemble; à partir de trois ans et
autant que possible des enfants propres. Si vous avez deux frères par exemple... ».
Réponse de l’Inspecteur du 6 décembre 1949 : « Chère Madame, je ne vous ai pas oubliée, mais
jusqu’à présent je n’avais aucun sujet disponible. Par contre je tiens à votre disposition un petit
garçon bien gentil âgé de 7 ans ».* (Souligné par le rédacteur.)
En fait, de ces années 1940-50, que ce soit en familles d’accueil ou ‘‘parqués’’ en Institutions
ne changeait pas grand-chose. Tous assujettis aux mêmes cadres réglementaires, aux mêmes visées
éducatives. Une différence notoire concernant les Centres du type : ‘‘La Belle Étoile’’ qui,
contrairement aux familles, ne pouvaient choisir les enfants qui leurs étaient confiés. Et ce n’est pas
un détail, car souvent les ‘‘plus Costaux’’ imposaient leurs lois, mêmes les éducateurs en avait peur.
L’Abbé non et très heureusement pour nous tous.
1950-60 -Abandon progressif des référents habituels sur l’éducation, l’enseignement scolaire
et universitaire. Arrivée sur le marché social, éducatif et sanitaire de Psychiatres, pédopsychiatres,
socio-thérapeutes, psychologues, éducateurs, psychanalystes, Ergothérapeutes Infirmiers D-E,
(remplaçant les Infirmiers psychiatriques).De près ou de loin, tous se réfèrant à divers
courants incarnés par quelques personnalités : Dr, Freud, Dr, Jung, Pédagogues : Bruno Bettelheim,
Alexander S-.Neill -Libres enfants de Summerhill- Françoise Dolto psychanalyste :‘‘ C’est l’enfant
qui sait...Première bascule de l’autorité parentale. ‘‘Enfant Roi ‘’? Peut-être pas mais dans une aura
de protection et doté de nouveaux privilèges : le servir, ne plus participer aux tâches de la vie
collective – mettre la table, desservir, vaisselle, sols, cours, literie... comme il était d’usage partout,
que ce soit en famille ou en pension. Autre bascule en Mai 1968 dans l’échelle des valeurs
citoyennes, éthiques, culturelles, politiques, sociales...Enfin, bascule cultuelle et civilisationnelle
notamment pour ce qu’il faut bien nommer une chasse aux Religieux catholiques. Elle ne cessera de
s’intensifier et aboutira à démissionner progressivement tous les Religieux des Établissements
publics. Suivront la fermeture des Centres privés éducatifs et de diverses activités de bienfaisance.
En fait tout ce qu’ils assuraient depuis deux siècles.
1970 – Décision Ministérielle de fermeture des Orphelinats et Maisons de Correction.
1972 – Le vide, plus un seul cri, rire, gnon ! Très malheureux d’assister à la fermeture
complète du Centre, j’écris à René Pleven, alors Ministre de la Justice qui, à ma surprise, me
répond : ‘‘Nous savons et saluons les mérites de l’Abbé Garin pour son œuvre d’assistance à
l’enfance. Je peux vous confirmer qu’une étude est en cours pour lui permettre de continuer à servir
la cause des enfants en difficultés’’. J’ai donné cette lettre à Abbé qui a lu et souri...
2015– Au titre d’ancien Pupille de État, j’ai été membre du Conseil de Famille Départemental
de la Savoie. Je peux témoigner que tout était fait pour le mieux, mais les placements d’enfants
demeuraient problématiques. Certains médias l’ont dénoncé, notamment pour des placements
d’adolescents (es) en hôtel à la merci de tous les prédateurs. Malgré l’extrême précarité des moyens
d’assistance de l’après-guerre, les rigueurs éducatives et privations de tous ordres, je dois constater
que nous étions mieux insérés, suivis, protégés.
2020... Dans une indifférence générale s’intensifie une chasse aux religieux catholiques. Des
Collectifs de victimes de violences physiques, sexuelles se multiplient : Bétharram, Paris, Privas,
Agen, Rouen, Riaumont, Côte d’Ivoire... Dans ce concert, ‘‘La Belle Étoile’’ à Mercury pouvait-elle
être épargnée ? Aucune chance ! Mais, pour la première fois des Anciens réagissent en créant une
Association afin de collectionner des témoignages à plus grande échelle. Soyons clairs : cela ne veut
pas dire que les abus évoqués soient infondés mais qu’ils ne sont pas reconnus par tous, ni
vérifiables. Cela aurait dû inciter tout le monde à la prudence.
Enfin, aucun Chef d’Entreprise ne peut jamais être sûr du personnel qu’il recrute. Par contre
s’il couvrait des méfaits pour protéger son commerce, son image, il devra en répondre. Est-ce le cas
pour l’Abbé Garin ? Nous avons quelques indications : De 1948 à 1970, il a licencié une douzaine
d’Encadrants aux motifs d’incompétence, d’indélicatesse dont un pour pédérastie avec un ouvrier de
passage. Même, de pleins droits à cette époque, exclure sur un tel motif n’était pas simple. Mais
selon nous, et le connaissant bien, l’Abbé a voulu simplement rappeler sa priorité majeure : Les
Enfants ! En 2026, selon les plaignants et opportunistes de tous bords : l’Abbé, serait... Non ! Nous
ne reprendrons aucun des termes orduriers déjà entendus, l’Histoire décidera.
JPS - Les enfants de l’Abbé Garin – Mars 2026
Documentaire a charge journal 'La Savoie 28 juin 2023
Publié le 08/03/2026La SAVOIE 28 juin 2023
Un documentaire « à charge » ?
L’affiche d’un documentaire qui devrait avoir du succès lorsqu’il
passera dans la région albertvilloise.
Le Centre de la Belle Étoile, c’est depuis cette année un
documentaire réalisé par Clémence Davigo : « Les Oubliés de la
Belle Étoile ». Basé sur les propos d’anciens pensionnaires du
Centre, il relate les violences subies et les conséquences de ces
maltraitances sur la vie des témoins. Il est né de la rencontre de la
réalisatrice avec André Boiron lors du tournage d’un autre film
consacré à l’univers carcéral : « Enfermés mais vivants ».
« Dédé », 35 ans de détention au compteur, lui avait confié
qu’avant la prison, il avait vécu une autre sorte d’enfermement à
Mercury, encore plus traumatisante. À partir de ses mots,
terribles, et ceux d’autres anciens pensionnaires, la réalisatrice a
tricoté un documentaire que ceux qui l’ont vu qualifient de
« poignant ».
Il n’a pas encore été projeté en Savoie, mais pour beaucoup
d’anciens pensionnaires de la Belle Étoile que nous avons
rencontrés ou auditionnés, le biais choisi est injuste.
Michel affirme qu’il a rencontré Clémence Davigo et lui a écrit sa
vision des choses, « plus nuancée, mais elle n’a pas été retenue.
C’est un exercice à charge dans lequel beaucoup de mes camarades
de l’époque ne se retrouvent pas ». Un de ses compagnons,
gillerain, veut donner de l’abbé Garin un autre visage. Il est connu
dans la région et préfère conserver son anonymat. Il raconte juste :
« J’ai été placé à Mercury par le ministère de la Justice. Au bout de
trois ans, on m’a remis à ma famille. C’est moi qui ai saisi de
nouveau le ministère de la Justice pour pourvoir retourner au
centre. » « Oui, il s’est passé beaucoup de choses là-bas, mais c’était
une autre époque. Beaucoup d’institutions telles que celles-ci étaient
dures et recrutaient n’importe comment. L’abbé Garin a beaucoup
donné de son temps, son énergie et son argent pour faire vivre ce
centre et permettre à des gamins de s’en sortir. On ne doit pas
l’oublier ».
Pour cette Chevronnaise qui a longtemps côtoyé des anciens de la
Belle Étoile, « il serait injuste de réduire ces 40 années à des
brimades et des mauvais traitements. Beaucoup de personnes m’ont
raconté leur passage dans le centre, les violences qui s’y déroulaient,
mais jamais une ne m’a affirmé que ça a fichu sa vie en l’air. Au
contraire, avec le recul, certaines s’estimaient redevables pour tout ce
que le curé leur a apporté ».
Biographie de L'Abbé Garin
Publié le 06/03/2026Biographie de l’ Abbé GARIN
GARIN Marie Albert Isidore connu comme l’Abbé Albert Garin (1917- 1974) MERCURY
Albert Garin est le dernier enfant d’une fratrie de six, du couple François Garin et Céline
Coutem. Il est né le 11 février 1917 à Mercury (Savoie)
Son oncle, Joseph Garin 1876-1947, ecclésiastique parisien est connu comme historien
savoyard.
A l’âge de 7 ans, à la mort de son père en Août 1924, Albert Garin est pris en charge par
son oncle Joseph à Ivry sur Seine dans la paroisse Saint Paul Saint Pierre. Etudes
secondaires au Séminaire de Conflans à Charenton puis études ecclésiastiques au
Séminaire de Saint Sulpice d’Issy les Moulineaux.
Il est ordonné prêtre le 19 juin 1943 à Grenoble, en zone occupée italienne. Il fête son
ordination en famille à Mercury. Puis il rejoint son Oncle Joseph Garin comme vicaire à
l’Eglise St Bernard de la Chapelle dans le 18° arrondissement en juillet 1943 pendant 3 ans.
En 1946, pour des raisons de santé, Albert Garin revient à Mercury chez sa sœur. Il reste en
lien avec le diocèse de Paris, et n’apparait pas dans le diocèse de Savoie et d’Isère.
Depuis 1912, les enfants du patronage de St Paul d’ Ivry sur Seine viennent en colonie de
vacances à Mercury dans les locaux de « La Villa Belle Etoile, ainsi que dans la maison de
l’Etanche, propriétés de la famille Garin.
En 1947, son Oncle meurt et lui laisse une grande partie de ses biens en héritage (partage
avec l’abbé Louis Fortuné Eugène Joly, autre prêtre de Mercury)
Il reçoit en héritage les très importants biens immobiliers suivants, avec de nombreux
terrains dans la commune.
- La ferme paternelle aux Hérys
- La grande maison de l’Etanche
- La maison de Longebonne
- La Villa Belle Etoile de Mercury
Un patrimoine très important dont son neveu Monsieur François Garin possède les actes
notariés.
Il commence avec ses propres ressources financières, dans ses bâtiments, qu’il modifie et
agrandit sans l’aide de l’Etat (page 2 du rapport d’inspection Mauroux-Fonlupt) pour
répondre à la requête du juge pour enfants d’Albertville qui souhaite une prise en charge
des mineurs délinquants ou en grande difficulté dans leurs familles. A la fin de la guerre,
beaucoup d’enfants sont dans la précarité.
Réalisations
5 janvier 1948 : habilitation provisoire, puis définitive le27 Mai 1949.
Centre de la Belle Etoile au village de Mercury (60 enfants)
Le Centre de Mercury s’améliore. Le réfectoire s’agrandit, la cuisine et la buanderie se
modernisent.
I -1952 : Rapport d’Inspection de l’Education Surveillée. (ci-joint)
de Madame Mauroux-Fonlupt , très élogieux pour l’Abbé Garin, l’aménagement et le
fonctionnement du Centre. Description minutieuse des locaux, des services et de la
sécurité. Inquiétude pour l’instabilité du personnel auprès des enfants. Déjà la
perspective de l’avenir des enfants en apprentissage est évoqué.
-1957 : Installation d’un camp de vacances sous tente à Tamié pour ceux qui ne rentrent
pas dans leur famille en juillet, août, septembre.
-1958 : Ouverture du Centre de l’Etanche pour les petits, après surélévation du bâtiment
-1960 Location du Fort de Tamié qui devient un terrain de jeux privatisé pour les enfants
du Centre, un lieu d’aventures inoubliable!
Construction d’une maison pour remplacer le camp d’été sous tente à Tamié.
-Noël 1960 : Centre de Tamié : Aménagement de la maison d’été pour des classes de
neige, moitié ski, moitié études, les classes de Mercury montent à tour de rôle. . Le
ravitaillement est monté chaque jour par l’Abbé Garin dans la vieille jeep !
Pendant toutes ces périodes, il y aura beaucoup d’échanges avec l’Abbaye de Tamié dont le
fameux goûter de Noël, dans toutes les mémoires !
II- 1962 : Rapport de la Direction de la Population et de l’Action sociale (ci-joint)
Après 15 ans de fonctionnement Il y a 160 enfants. Voilà les avis :
- Inspecteur d’Académie : locaux confortables, résultats scolaires très satisfaisants.
- Juge des enfants : accueille dans les meilleures conditions de jeunes garçons agés
de 8 à 14 ans…
- Direction de la Population et Action Sociale : le prix de journée est fixé à 14 NF en
1961 Avis favorable
- Direction départementale de la Santé : Le Centre belle Etoile peut recevoir la
catégorie d’enfants dont il est question ( Docteur Boyer)
La vie dans la campagne de Savoie de 1961 à 1970
De sa propre enfance, de l’influence de son milieu rural, de l’époque de l’après-guerre, de
son engagement dans l’Eglise, l’Abbé Garin va façonner son idée de l’Education d’enfants
« en difficulté »
D’abord une maison ouverte (pas de clé au portail !) avec un emploi du temps minuté de
façon à avoir les enfants toujours visibles. Mais peut s’en aller qui veut et cela arrive !
L’abbé Garin est un terrien savoyard ! La vie des enfants du coin, c’est marcher beaucoup
par tous les temps, avoir un contact avec la nature et les bêtes, aider à la ferme et aux
travaux multiples, et aller à pied à l’école. Sur ce modèle, au programme du Centre, il y
aura des marches, des cross, des jeux à l’extérieur, des chiens (qui ne mordent pas !!)…des
poules à nourrir, les services et ménages étant assurés par les enfants.
Il gère le Centre comme sa propre maison D’abord les produits qu’il peut avoir à Mercury,
pommes de terre, pommes, lait… complétés par les livraisons Pomona et autres entreprises.
Un but à atteindre : lire, écrire et compter pour avoir un métier, une vie normale, ne pas
tomber dans la délinquance en sortant du Centre. Il faut aussi découvrir les évènements
extérieurs, les infos de la télé : la marche sur la lune, les Jeux Olympiques de 1968 …
regarder un film au cinéma chaque semaine, préparer des pièces de théatre ….et découvrir
parfois un autre coin de Savoie
Les anciens pensionnaires qui reviennent, pour bavarder, être hébergés, l’aider, se marier
ou baptiser leur enfant lui permettent de croire qu’il a réussi à les aider. Tout le Centre alors
participe à la fête : on décore, on chante, on mange les gâteaux des futurs pâtissiers…
1968 : Le Certificat d’Etudes primaires perd de sa valeur réelle et symbolique, la discipline
qui paraissait indispensable à l’école, dans le travail, dans la vie, est contestée et le
personnel n’accepte plus le grand nombre d’heures de présence et les activités physiques en
montagne ( les moniteurs font les mêmes marches que les enfants )
L’Abbé Garin se lance alors dans la construction d’un bâtiment qui serait plus attractif, plus
performant : le C E T. Il a été encouragé dans ce projet par les services sociaux et lui-même
croit à l’apprentissage, donc il va débuter les travaux pour héberger cent cinquante enfants
dans cinq spécialités : menuiserie, plomberie, maçonnerie, serrurerie, cuisine.
Un travail énorme …mais c’est un bâtisseur ! Il attend tout de ce nouveau Centre, qui sera
grand, moderne et efficace…
1970 : Inauguration du Centre d’apprentissage. L’abbé Garin est nommé Chevalier de
l’Ordre National du Mérite en présence du Ministre Monsieur Joseph Fontanet.
Le Conseil d’Administration de l’Association a suivi l’Abbé Garin dans la construction du
Centre d’apprentissage. Mais ce nouveau bâtiment déclenche une inspection.
III 1970 Rapport d’Inspection « situation du Centre Belle Etoile
au Directeur de l’Education Surveillée
Madame Bégorre écrira dans son rapport
« A l’heure actuelle, en conséquence, il est indéniable que les craintes
suscitées par le fait que des Crédits de l’Etat auraient pu servir à édifier une
construction au bénéfice d’une Société immobilière sont écartées »
Mais « le Conseil d’Administration a pris conscience du caractère insolite de la
situation à laquelle ils étaient confrontés et de la nécessité impérieuse d’y
mettre fin en recherchant une solution aussi proche que possible de
l’orthodoxie administrative »
En clair, l’argent de l’Etat n’a pas été employé pour un enrichissement personnel mais la
comptabilité est loin des normes administratives. Tout est entassé dans des
cartons… !L’Abbé Garin l demande alors à un éducateur, Monsieur Fabien Terraz, de brûler
toutes ces « paperasses » ce qui est fait ! Beaucoup d’archives partent sans doute en fumée !
Un bureau est tout de même réservé à l’Abbé Garin dans le nouveau Centre, il n’ira pas.
L’équipe des éducateurs scolaires continuera son service dans le Centre d’Apprentissage !
Monsieur Pleven, Ministre de la Justice, signe une lettre qui, tout en reconnaissant le
travail de l’Abbé Garin pendant plus de vingt ans, nomme à la Direction du C E T Monsieur
Vuillerme, ancien Educateur Technique Menuiserie à Beauregard en Savoie.
L’Abbé Garin meurt en 1974 .
Tous ses biens personnels ont été totalement investis pour les enfants. Il n’aura rien à
transmettre à sa famille. (ceci pour répondre au film qui le présente comme « escroc
s’étant enrichi avec l’argent destiné aux enfants »)
Nous ne connaissons pas la suite de l’Association Belle Etoile ….et comment l’orthodoxie
administrative a réglé le problème.
CERTIFICAT de VACCINATION
Publié le 27/01/2026CERTIFICAT de VACCINATION ANTI-POLIOMYELITIQUE
Surveillance médicale
Publié le 27/01/2026Surveillance médicale de 6 à 14 ans
Dossier santé au Centre de la Belle Etoile de Mercury
Posté le 26/01/2026 19:18
Le documentaire "les oubliés de la Belle Etoile" met en cause le suivi médical des centres de la Belle Etoile de Mercury. Je ne suis pas en accord avec cela : j'ai retrouvé mon carnet de santé de l'époque à Mercury qui atteste de mes propos que j'ai déposé sur ce site dans la rubrique témoignage.
Effectivement, le docteur Martin lors de contrôles réguliers a décelé chez moi des rhumatismes articulaires (malgré l'huile de foie de morue que nous avions régulièrement) Il en a fait part à l'Abbé Garin qui m'a pris en charge en urgence en 1967. Il a fait les démarches nécessaires auprès "des Amandiers" centre spécialisé en rhumatologie et cardiologie infantiles, situé à Rousset-sur-Arc - 13000, ou il m'a déposé en personne. J'y suis resté 9 mois et j'en suis sorti guéri.
Je me suis cassé le tibia en 1970 et la encore c'est lui qui m'a conduit à l'hôpital d'Albertville, j'ai été soigné par le docteur Dujol qui deviendra maire par la suite.
Aujourd'hui à plus de 70 ans je lui en suis très reconnaissant car j'ai été bien pris en charge et soigné à temps. Il s'est occupé de mes camarades de la même manière.
Michel Jambot.
.
Courrier presse radio ..
Publié le 18/12/2025Dauphiné-libéré Édition de Presse / Services Rédaction... 10 Décembre 2025
Destinations : Grenoble / Chambéry /Valence / Dijon / Gap /Annecy /AnnemasseVienne / Bourg en Bresse.
Madame, Monsieur,
Je me permets de vous adresser une lettre ouverte, ‘‘d’Alerte’’ concernant la
sortie du film en Février 2025 de Clémence Davigo : ‘‘Les oubliés de la Belle
Etoile’’, ses incidences locales et régionales. En effet, on pourrait se réjouir du succès
de ce film s’il ne reposait pas sur de graves accusations d’une poignée d’Anciens
pensionnaires, au préjudice de l’Abbé Garin, et de son personnel.
Les médias, pensant servir une juste cause d’enfants victimes de maltraitances
ont couvert, diffusé la sortie du Film et des réunions qui ont suivies. Ainsi se trouvent-
ils associés aux évènements qui ont succédés. Des faits très regrettables se sont
produits depuis, et demeurent encore très préoccupants. Plaintes diverses en Justice
ont été déposées au Tribunal d’Albertville. Vous n’êtes pas sensé connaître tous ces
développements et c’est pourquoi je pense utile de vous en informer.
Parallèlement une Association : Les Enfants de l’Abbé Guérin a été
créée tout récemment. Elle a pour objectif de recueillir de nouveaux témoignages afin
d’avoir une représentation la plus fidèle possible sur la vie d’alors au Centre la Belle
Étoile. Rappelons que plus d’un millier d’enfants ont séjourné au Centre entre 1940-
1970. Déjà de nombreux témoignages que l’on peut consulter sur le Site Internet :
Association : lesenfantsdelabbégarin.
Film : Les Oubliés de la Belle Étoile - Bilan de Février à Décembre 2025
Au registre des faits, cet été même à Mercury au petit matin, on découvre des
tags sur le Parvis de l’Église et le Monument aux morts : ‘‘ Abbé Garin Assassin !’’.
La Mairie a fait effacer les tags et porté plainte : Affaire classée sans suite ! On peut
lire aussi, sur une plaque fixée à l’entrée de l’ancien Centre de Tamié – soulignant au
passage qu’il était privé et catholique – ‘‘Beaucoup d’entre eux furent maltraités et
persécutés’’.
2
En septembre dernier lors d’une ’’Grand-Messe’’ à Tamié, encore sous les
caméras FR3, on entend ces propos : ‘‘Une enquête pourrait être ouverte contre
l’Institution et l’Un des Agresseurs encore en vie’’. Oui ! Pas Un des Accusés mais
Un Agresseur. Au-delà, que penser sur ce que peut vivre celui : ‘‘Encore en vie-’’.
Citons enfin des propos tenus par d’Anciens plaignants assimilant le Centre de
Mercury à Dachau.! Qu’ils soient épargnés d’un face à face avec de vrais déportés !
Pour l’heure, hélas, rien n’est fait pour y mettre fin et quoi de mieux pour
encourager d’autres ‘‘Zélés Justiciers’’ ! Ainsi et très subtilement les Médias ont été
embarqués à défendre une ‘‘bonne cause’’ : ‘‘Redonner la Parole’’. Devenue en fait
une vindicte qui s’auto-génère : plus on se raconte et plus on y croit ! À voir ce qui se
passe et sans que la Réalisatrice du Film ne régule, modère les propos du Groupe, on
peut vraiment se demander quelles sont ses réelles motivations.
Je partage la souffrance de mes camarades démolis par un abandon parental,
relégation sociale, placements en Institutions ou d’abus divers. On ne ressort jamais
indemne d’une enfance dévastée. Faut-il en rajouter !?Je constate à nouveau que la
prédation humaine ne connait ni époques ni limites et, pour l’avoir déjà éprouvée, j’ai
beaucoup de mal à accepter que, sous le couverts de Justice ou de Thérapie sociale,
nous en soyons encore victimes.
Pour l’Association : Les enfants de l’Abbé Garin. Jean –Pierre Stump
FEVRIER 2025
Le documentaire "Les oubliés de la Belle Etoile" sort dans les salles. Il provoque la stupéfaction à Mercury comme dans toutes les vallées savoyardes;
Quatre pensionnaires des centres de l'Abbé Garin parlent aux noms des centaines d'enfants qui ont été accueillis de 1947 à 1970. Ils se plaignent de maltraitances, malnutrition et d'abus sexuels 60 après... Ils demandent une réparation pécuniaire évidemment à l'Eglise et à l'Etat, demande formulée dans le documentaire. Amalgame fait volontairement avec Betharram.
Nous avons entre 60 et 85 ans, beaucoup ont quitté la région donc pratiquement personne pour contester.
MARS 2025
Mises au point par nous anciens pensionnaires, instituteurs, encadrants et membres de la famille Dans le Dauphiné en titre "Le centre a aussi sauvé des centaines d'enfants"
Le journal la Savoie "Et si la vérité était ailleurs"
Le 16 MAI 2025
FR3 Rhônes Alpes se déplace à Mercury pour recueillir des témoignages, madame Gateau leur présente des photos, des cahiers scolaires...etc mais celà n'a aucun intérêt pour leur journal malheureusement
Quatre émissions sortent en septembre sur le Centre de la Belle Etoile et là, stupeur, le principal sujet restera le viol !!! (par l'évocation subtile de gestes incompris par un enfant...). nous sommes très très déçu
25 MAI 2025
Nous nous réunissons chez Michel et là, l'indignation est grande. Nous décidons de nous regrouper pour témoigner car les propos tenus avec le public après le documentaire deviennent délirants .Enfants affamés, chiens élevés pour mordre et centre digne d'un camp de concentration dirigé par des Nazis.
12 JUIN 2025
Dans ce documentaire, des plaintes sont présentées pour abus sexuels à l'Archevêché. Monseigneur VERNY nous reçoit, nous sommes nombreux à nous déplacer parfois de loin. Un dossier important lui est remis avec nos témoignages...
Au centre nous vivions en autarcie, absolument tout se savait, jamais de tels actes se sont produits.
Monseigneur VERNY et ses collaborateurs nous écoutent avec beaucoup d'intérêt.
23 JUILLET 2025
Une assemblée constitutive est réunie pour créer notre association "Les Enfants de l'Abbé Garin au Centre de la Belle Etoile de Mercury"
Notre but est de recevoir des témoignages d'enfants placés au centre de 1947 à 1970 afin de rendre hommage à son fondateur l'Abbé Garin et à tous ceux qui ont oeuvrés avec lui.
SEPTEMBRE 2025
Création de notre site Les Enfants de l'Abbé Garin consultable par tous sur internet.
Nous sommes déjà nombreux, des témoignages émouvants, des photos d'enfants souriants...de nos chiens fidèles.
Merci à Monsieur Merlet, le photographe de l'époque car c'est incroyable de retrouver tant de photos 60 après.
Merci à Jean-Marc qui a créé notre site.
2 OCTOBRE 2025
Nous nous réunissons pour certains, quelques jours à l'Abbaye de Tamié, avec un temps de réflexion de très bons souvenirs des bons goûters tartines beurrées et fromage.
L'Abbé Ginepro nous reçoit, il nous encourage dans la recherche de la vérité, les moines actuels de l'Abbaye de Tamié ne connaissent pas l'action de l'Abbé Garin.
Jean-Pierre Stump ancien pensionnaire du centre Belle Etoile présente son livre "les mauvaises herbes" sorti en 2014. (Il est passé en tant qu'élève et encadrant, et a fait son mariage à Mercury célébré par l'Abbé Garin) Dans son livre, l'Abbé Garin y apparaît à sa juste place dans le contexte de l'époque.
DECEMBRE 2025
Nos recherches continuent, le 25 novembre le documentaire a été présenté par Mme Davigo sur le sire "Enfants Justice", ses propos n'en deviennent pas plus véridiques.
Si vous avez connu ces années-là, rejoignez nous
Bon Noël à tous nos lecteurs
Rapport du Ministère de la Justice 1952 1 sur 2
Publié le 05/12/2025Sans être historiens, nous vous proposons quelques documents du passé pourmieux comprendre l’histoire du Centre Belle Etoile ..La guerre se termine en1945 et tout est à reconstruire. Des milliers d’enfants sont dans la rue.Crée en 1947, dans des locaux appartenant à la famille Garin, le Centre BelleEtoile ouvre et fait l’objet d’inspections régulières sur- Les locaux- Les installations sanitaires- La nourriture- La santé- Les activités scolaires et sportivesNous vous proposons de lire les rapports de 1952 puis de 1962. Ils font appel àdes inspecteurs spécialisés et leurs conclusions sont très favorables à l’activitédu Centre Belle Etoile.Déjà l’idée de prolonger l’école par un centre d’apprentissage est évoquée etfavorablement examinée, pour assurer l’avenir des enfants par la connaissanced’un métier.
Prenez le temps de découvrir nos photos et si vous en possédez, n'hésitez pas à nous les transmettre. Toutes seront publiées
Nous commençons notre “album de famille”... après 60 ans de silence ! Et la recherche est d'autant plus excitante et belle qu'elle n'était pas prévue!Oui, regardez bien, nous étions beaux, actifs, bagarreurs, casse-cou...et souriants. Oui, nous connaissons tous les chemins de la Belle Etoile...comme de vrais savoyards. Oui, nous étions les rois au Fort de Tamié, rien que pour nous, en toute liberté. Oui, nous avons eu la chance d'aller à l'école comme tous les enfants. .Et surtout, oui, nous avons eu l'Abbé comme garant de notre survie. Et alors, certains sont revenus se marier, faire la fête et baptiser leurs premiers enfants...! Nous vous souhaitons une belle découverte de notre passé
Mercury avant la Belle Etoile
Publié le 12/11/2025Mercury avant
Avec mes excuses
Publié le 22/10/2025Bonjour les amis....Nous venons de créer l'association "les Enfants de l'Abbé Garin", un peu de patience nos articles et documents sont en préparation, merci beaucoup Michel Jambot.
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